Une Parisienne à Cali

Une Parisienne à Cali

Mes ennemies les bêtes

On ne se connaît pas et je vis à 10 000 kilomètres, alors on ne va pas faire de chichis : je n'aime pas les animaux. C'est un peu kamikaze d'avouer ça pour un deuxième post de blog, mais je me dis que ma mère, vraisemblablement mon unique lectrice à ce jour, ne me lâchera pas pour ça. Voilà, les chats qui tirent des chasses d'eau tout seuls (hihihi!) et les chiens qui dansent sur du Michael Jackson (huhuhu...), très peu pour moi. Je n'ai jamais torturé une mouche, ni brulé un chaton, je confesse avoir écrasé des punaises quand j'avais 8 ans, rien de plus, mais la passion que les animaux suscitent parfois m'est inconnue - au fait, je te le dis tant qu'on y est, j'ai le même problème avec les enfants...

 

Or, la Colombie est le paradis des animaux. Les mignons, comme ces poussins nés à la ferme :

poussin.JPG

 

Ceux là me plaisent, j'avoue, surtout que j'ai  eu ensuite l'immense privilège de manger leurs œufs. Et les œufs fermiers... ça n'a vraiment rien à voir.

Il y a aussi les rigolos, comme ces cochons croisés au parc de Panaca, dans la région cafétéra, un lieu à visiter absolument si l'on vient en Colombie. C'est comme Disneyland, mais pour les animaux : dit comme ça, cela paraît peut-être bizarre, mais c'est absolument fabuleux.

cochon.JPG

 

Les "comme à la maison", ceux qu'on croise aussi en France, sauf qu'en France, je sais pas vous, mais moi, à Paris, j'en voyais assez peu, alors qu'ici, ils vivent là, à une heure de Cali, en pleine nature.

vache.JPG

 

cheval.JPG

 

Il y a ceux-là, donc, qui, même pour moi, sont un ravissement quasi quotidien. Le truc qui te donne l'impression d'être Karen Blixen, en Amérique.

Et il y a les autres. Tous les autres. Ceux qui te pilonnent dans ton sommeil (...), ceux qui se suicident dans ton verre de vin blanc, ceux qui viennent pondre dans ta tartine, ceux qui se croient dans Fort Boyard et tentent de rentrer par tous les moyens dans ta narine, ceux qui prennent ta chaussure pour le camping des Flots bleus et s'installent en famille, ceux qui ont fait un stage en Corée du Nord et te torturent des heures durant en grésillant juste dans ton oreille, ceux qui te font flipper parce que merde, si c'est pas ton jour et que ce truc te pique, t'es pas sûr t'avoir fini ton testament à temps...

Je les hais.

Les débuts ont été très difficiles.

Lors de mon premier cours de tennis (ha oui, je t'ai pas dit, j'ai commencé le tennis), toute guillerette, j'ai enfilé un short et je suis partie sur le court, insouciante. Aujourd'hui, j'y vais en jogging long, que je rentre méthodiquement dans mes chaussettes, que je fais remonter jusqu'au milieu de la jambe. C'est très Heiligendamm 1979, mais je m'en fous. Ca me permet d'éviter ça :

piqure.JPG

 

Tu comprends?

Allez, une dernière pour la route, je te présente l'autostoppeuse que nous avons pris en charge en rentrant de Calima il y a quelques semaines :

araignées.JPG

 

Non, nous ne l'avons pas tuée. Nous l'avons remise dans la rue, au pied d'un arbre. J'aurais eu trop peur en l'écrasant d'avoir de la bouillie d'araignée qui m'aurait giclé sur les mollets, voire, dans les yeux. Bon, je préfère ne plus parler de ça.

Aujourd'hui, je me défends comme je peux, mais c'est toujours EUX, les volants, les rampants, les piqueurs, les mordeurs, les gratteurs qui gagnent. L'enfer. Demain, on va fumiger, je te raconterai.

 raid.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



13/07/2014
12 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 252 autres membres